Des aventuriers bâtisseurs d'EQ Next Landmark au coeur d'une économie complexe

La PAX Prime était l'occasion d'en apprendre un peu plus sur EQ Next Landmark, l'éditeur de contenu d'EQ Next. Il se veut un vrai jeu, un outil créatif, une plateforme sociale mais aussi économique pour les joueurs et le développeur.

Dans la foulée de la gamescom de Cologne, le week-end dernier, les équipes de Sony Online poursuivaient leur tournée de présentation d'EQ Next à Seattle à l'occasion de la PAX Prime. Le salon américain était notamment l'occasion de présenter un peu plus en détails le fonctionnement de l'éditeur Landmark.
On le sait, EverQuest Next Landmark doit permettre aux futurs joueurs d'EverQuest Next de façonner leur environnement et y ériger des structures qui pourront ensuite être exportées dans l'univers du MMORPG - un éditeur puissant qui fait dire à PC Gamer qu'il permet de « peindre des paysages en 3D ». Et lors de la PAX Prime de Seattle, Sony Online s'attardait notamment sur les territoires souterrains du jeu.

Des aventuriers bâtisseurs d'EQ Next Landmark au coeur d'une économie complexe
Sous-sol

Dave Georgeson se montre un peu plus prolixe dans les colonnes de MMORPG.com. Il y souligne notamment que l'éditeur EQ Next Landmark, que le développeur a bon espoir de proposer cet hiver, se veut un jeu à part entière, quand bien même il propose une expérience différente de celle du MMORPG EQ Next.
Landmark est présenté comme « un univers massif accueillant des milliers des joueurs, partageant cet espace créatif pour laisser s'exprimer leur imagination ». Comme déjà évoqué dans la cadre de la gamescom, le joueur crée un personnage, en personnalise l'apparence (du visage au corps en passant par sa tenue et ses couleurs) et le joueur débute son périple en tant qu'aventurier - une classe à part entière d'EQ Next avec ses capacités et ses compétences propres, axés sur l'exploration (et que le joueur pourra bi-classer avec l'une des huit classes de départ qui seront disponibles au lancement d'EQ Next). Et si le coeur d'EQ Next Landmark s'articule évidemment sur la fabrication de contenu, l'univers de jeu pourrait aussi intégrer divers dangers - le développeur hésite encore, mais réfléchit à l'opportunité d'intégrer par exemple une nature, voire une faune, hostile.

Et de rappeler qu'EQ Next Landmark se veut aussi une plateforme sociale (au travers de groupe, voire de guildes de bâtisseurs), invitant les architectes à oeuvrer de concert notamment dans le cadre de créations coopératives, de mises en commun de ressources ou de leur force de travail.
Par ailleurs, les créateurs les plus doués disposeront des outils nécessaires pour développer leur notoriété. On le sait, ils pourront filmer les différentes étapes de leur ouvrage et partager ensuite automatiquement les vidéos sur les réseaux sociaux (notamment YouTube). D'autres outils permettront également de « s'abonner » aux créations d'un bâtisseur afin d'être averti de chaque nouvelle création, de noter les réalisations et d'organiser des classements (le développeur évoque des concours d'architectes organisés par les joueurs eux-mêmes).

Mais le monde d'EQ Next Landmark doit aussi être le théâtre d'interactions économiques, entre les joueurs mais aussi, manifestement, une source de revenu pour le développeur.
Si l'on en croit MMOPRG.com qui rapporte donc les propos de Dave Georgeson, l'éditeur intègre les mécanismes du Player Studios de Sony Online (on le savait) permettant aux joueurs les plus créatifs de monétiser leurs créations. Et de donner ici l'exemple d'un joueur fabriquant une tour, d'un autre voulant ériger un château et utilisant la tour du premier. Quand l'un vend un château à un autre joueur, l'auteur de la tour obtiendra aussi une compensation (mais de quel ordre ? financière ou in-game). Et d'annoncer également que les terrains de l'univers de jeu sur lesquels ces réalisations seront érigées seront « achetées avec des Station Cash » (la monnaie utilisée dans les boutiques des MMO de Sony Online). Manifestement, même si EQ Next et son éditeur sont présentés comme des projets free-to-play, les créateurs les plus ambitieux devront au moins puiser un peu dans leur porte-monnaie. Mais selon Dave Georgeson, les terrains nus (sur lesquels tout doit être construits) seront les moins chers, alors que ceux abritant déjà des constructions d'envergure afficheront une valeur accrue. De quoi soutenir une économie qu'on nous dit « ouverte » et devant permettre aux bâtisseurs les plus investis et les plus reconnus de profiter d'un retour sur investissement. On sera évidemment d'apprécier sur pièce cette approche économique du projet.

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